Kala Azar

Kala Azar

Temps de lecture: minutes
 

Le kala azar, ou leishmaniose viscérale, est la deuxième maladie parasitaire la plus mortelle au monde, après le paludisme. 

Entre 1989 et 2020, les équipes de MSF ont traité près de 150 000 personnes atteintes du kala-azar, dont plus d'un tiers au Soudan du Sud. 

Maladie tropicale négligée, le kala azar est causé par un parasite transmis à l'homme par la piqûre de phlébotomes femelles infectées (mouche des sables).  

Également connue sous le nom de leishmaniose viscérale, le kala-azar est la forme la plus grave de leishmaniose. Cette maladie attaque le système immunitaire et est presque toujours mortelle si elle n'est pas traitée. 

Cette maladie, répandue dans le monde entier, est endémique dans 76 pays. Des centaines de millions de personnes sont exposées au risque d'infection.   On recense entre 50 000 à 90 000 nouveaux cas par an, dont environ 90 % au Brésil, en Éthiopie, en Inde, au Kenya, en Somalie, au Soudan du Sud et au Soudan.  

Le Kala Azar affecte souvent les populations les plus pauvres. C'est la maladie parasitaire qui cause le plus de décès, après la malaria. 

MSF Responds to Surge in Kala-azar cases in Wajir and Marsabit Counties in Kenya
Medicine against Kala Azar

MSF lutte contre le Kala azar 

Trop peu de recherche : une maladie oubliée 

Le Kala azar est encore une maladie très négligée. En effet, la recherche et le développement dans des outils diagnostiques simplifiés ainsi que dans des traitements non toxiques sont insuffisants. De plus, le prix des médicaments est trop élevé et ceux-ci ne sont pas enregistrés dans tous les pays où cette maladie est endémique. 

Les co-infections avec le VIH/sida constituent un autre problème lors du traitement. Les deux maladies interagissent comme dans un cercle vicieux : d'une part, les patients atteints du VIH/sida risquent davantage de contracter le Kala azar, de l'autre, le Kala azar ne peut pas être guéri de manière définitive chez les personnes atteintes du VIH/Sida. Il faudrait donc mettre au point de nouveaux et meilleurs traitements pour ces patients-là.